Hanche et Sport

HANCHE ET PATHOLOGIE SPORTIVE

Les informations concernant les pathologiques ci dessous sont justes indicatives. Elles ne remplacent en rien une consultation médicale avec un chirurgien ou un médecin du sport. 

Pathologie ostéo-articulaire :

Traumatismes de l’articulation sacro-iliaque

L’entorse sacro-iliaque constitue le principal problème rencontré au niveau de cette articulation. Articulation sacro iliaqueCette région est un carrefour où s’intriquent les articulations sacro-iliaques mais également la partie basse de la colonne vertébrale (région lombosacrée).

Il s’agit le plus souvent d’une entorse par étirement ou hypersolicitation des ligaments de l’articulation sacro-iliaque.

La pathologie mécanique de l’articulation sacro-iliaque chez le sportif est la conséquence de traumatismes directs (chute sur les fesses) ou indirects (traumatisme en torsion du membre inférieur), d’un surmenage fonctionnel ou d’une rééducation intempestive.

La douleur est localisée à la partie supérieure de la fesse et parfois augmentée par la position debout.

Le traitement ne présente pas de particularité et consiste à une mise au repos, un traitement anti-inflammatoire, un traitement physiothérapique voire des infiltrations de corticoïde en cas de non réponse au traitement simple.

Arrachement osseux du bassin

Ils siègent au niveau des apophyses non encore soudée et concernent essentiellement les jeunes sportifs entre 14 et 25 ans.

Avulsion

Un arrachement osseux se traduit par une douleur brutale, une boiterie, un point douloureux exquis à la palpation, parfois une ecchymose ainsi qu’une douleur lors de la mise en tension par étirement passif des muscles qui s’insèrent sur l’apophyse concernée.

Le traitement consiste en un repos sportif pour ne pas solliciter le muscle concerné. Une chirurgie peut être indiquée si le déplacement d’un gros fragment est important.

Pathologie musculaire :

Le carrefour pubien du sportif et pubalgie

La pubalgie est définit comme un syndrome douloureux du carrefour pubien, lié à une hypersollicitation loco-régionnale provoqué ou révélé par certaines pathologies sportives. Elle recouvre plusieurs entités : Arthropathie pubienne, tendinite d’insertions des muscles adducteurs et pathologie pariétale abdominale. De nombreux facteurs favorisent la pathologie pubienne comme des facteurs anatomiques (hyperlordose lombaire, antéversion du bassin, flexum de hanche, inégalité de longueur des membres inférieurs), une musculature inadaptée ou une pratique sportive (sol inadapté, excès d’entrainement, gestes mal effectués…).

Le sport principal pourvoyeur de pubalgie est le football mais peut être également observée dans d’autres sports tels le tennis, le handball, la danse, l’équitation…

La pubalgie se définit comme une douleur pubienne lors des mouvements d’extension de la hanche combinés à une rotation.

Il existe principalement trois tableaux cliniques :

  • La tendinite des adducteurs (Tendinopathie du long adducteur ou d’un grand droit abdominal):

Il s’agit d’une pathologie traumatique du corps ou de l’enthèse (insertion) des tendons. La douleur siège à la racine de la cuisse et est reveillée au manœuvre contre résistance.

  • L’ostéo-arthropathie pubienne :

Il s’agit d’une pathologie de l’articulation de la symphyse pubienne.

  • La pathologie pariétale abdominale :

Ils peut exister plusieurs atteintes : Insuffisance musculo-aponevrotique, déficiences du canal inguinal, lésions traumatiques musculaires.

 

Le traitement comprend plusieurs volets et est spécifique en fonction le forme clinique et des examens complémentaires mais le point commun est  le repos sportif dont la durée peut être variable (entre 1 et 3 mois) en fonction des lésions et de l’ancienneté des symptômes. La prévention est également essentielle et consiste en des étirements des muscles concernés et un renforcement de la paroi abdominale (Muscles obliques+++).

Désinsertion musculaire

Droit de la cuisse :

La désinsertion du droit de la cuisse (muscle droit antérieur) est le plus souvent partielle, mais peut laisser comme séquelle un hématome calcifié. Lorsque la rupture est totale un traitement chirurgical est souvent discuté.

 

Ischio-jambiers :

La désinsertion des ischio-jambiers est rare et survient lors d’un grand écart ou d’une chute genou bloqué en extension. La douleur est brutale et l’impotence fonctionnelle imédiate est souvent majeure. Apres un examen clinique initial des examens d’imagerie sont souvent demandés (IRM, échographie)

Une désinsertion complète nécessite un avis spécialisé afin de décider ou non d’une intervention chirugicale dont le but est de réinserer les tendons à leur insertions sur l’ischion (os du bassin). 

Une désinsertion partielle peut toucher un ou deux tendons. Le traitement médical n’est pas torujours efficace et peut laisser des séquelles genantes et la chirugie est proposée au cas par cas en fonction de l’âge, du type de sport pratiqué et du niveau sportif.

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