Genou et Pathologie du sport

GENOU ET PATHOLOGIE DU SPORT

Les informations concernant les pathologiques ci dessous sont justes indicatives. Elles ne remplacent en rien une consultation médicale avec un chirurgien ou un médecin du sport. 

Pathologie ostéo-articulaire :

Fracture de fatigue

Une fracture de fatigue qu’on appelle aussi fracture de stress est le résultat d’une activité physique intensive. Il ne s’agit pas d’une fracture classique comme celle qui peut survenir à la suite d’un choc violent, mais plutôt d’une petite fissure de l’os provoquée par des contraintes importantes et répétées. Au niveau de la jambe les fractures de fatigues peuvent concerner la fibula (ou péroné) ou le tibia.

fracture de fatigue jambe

Il s’agit de douleur initiallement à l’effort puis les douleurs deviennent permanentes à l’appui pouvant entrainer une boiterie

Le traitement consiste en une décharge du membre pendant la durée de la consolidation osseuse durant en moyenne entre 2 et 3 mois.

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Périostite tibiale antérieure

périostite

Le périoste est une lame de tissu qui entoure les os. La périostite est l’inflammation de cette membrane. Il s’agit d’une pathologie bien connue du coureur à pied.

La douleur provoquée par la périostite est localisée sur le tibia (généralement sur son bord interne). Elle se concentre sur plusieurs centimètres. Elle se déclenche lors de la pratique de la course et se soulage rapidement au repos. A terme, si elle est ignorée, elle augmente en intensité à l’effort.

Les facteurs favorisants sont multiples : Problème biomécanique du pied(pied plat ou pied creux),
Chaussures inadéquates (support inadéquat, manque d’absorption), Surface de course ou de jeu trop dure, Augmentation trop rapide de l’entraînement, Faiblesse et manque de souplesse musculaire.

Le traitement de périostite tibiale dans ses formes bénignes repose d’abord sur l’allègement de l’entraînement, un traitement anti-inflammatoire, un glaçage local. 

Le traitement est essentiellement préventif. Il est important d’intégrer dans la préparation physique du coureur le renforcement musculaire. Le travail de renforcement excentrique, c’est-à-dire dans le sens de l’allongement des fibres, des muscles tibiaux postérieurs, des muscles tibiaux antérieurs et des rotateurs externes de hanche, permettra de diminuer et retarder l’hyper-rotation interne du tibia à la course.  Les étirements soigneux de tous les muscles de la jambe ainsi que des muscles de la cuisse et de la hanche sont des éducatifs à réaliser après chaque séance.

Dans certains cas l’analyse des appuis et de la foulée par un podologue spécialisé dans le sport permettra de repérer les défauts biomécaniques du sportif et de mettre en place des semelles orthopédiques adaptées à chaque coureur.

Pathologie musculaire :

Les lésions musculaires peuvent aller de la simple élongation (stade 1 : microdéchirure), à la déchirure partielle (stade 2), à la rupture complète (stade 3).

Les Crampes du sportif :

Il s’agit d’une contraction brutale et douloureuse spontanément résolutive en quelques minutes. Elles se déclenchent à l’occasion d’une faible contraction musculaire volontaire à l’effort mais également au repos, le plus souvent la nuit. Elles sont souvent dues à un entrainenemt excessif ou mal préparé, à un echauffement insuffisant et sont favorisées par un manque d’hydratation.

Pour soulager les jambes, il faut effectuer un étirement passif du muscle concerné pendant un temps prolongé. Il faut plutot appliquer du chaud que du froid et bien s’hydrater.

Le traitement est essentiellement préventif : Etirements préventifs, Entrainement progressif, Apport hydrique et calorique suffisant.

Claquage du mollet ou « tennis leg »

Claquage

Il s’agit à une désinsertion de l’attache terminale d’un des 3 chefs musculaires du triceps sural (muscle du mollet) à savoir le jumeau interne (gastrocnémien médial). Les sports à risque sont le tennis, le football, le ski, la course à pied ou running.

Le tennis-leg survient comme les autres accidents musculaires lors d’un démarrage brutale. La flexion de la cheville étire le triceps alors que survient une contraction brutale et prématurée du triceps. Le claquage entraîne une douleur violente avec impression de coup de couteau, de claquement au niveau du mollet entrainant une impotence fonctionelle immédiate.

Du simple repos à la rééducation active la durée du repos dépendra de la profondeur des lésions de 15 jours à plus de trois mois.

Le traitement fonctionnel consiste à reprendre la marche le plus rapidement possible. Cela peut donc nécessité quelques jours avec une marche aidée par des cannes anglaises. Puis il faudra commencer une rééducation dont le but est de rétablir le fonctionnement actif du triceps en alternant des mobilisations actives de la cheville en flexion – extension et en rééduquant la marche.

Le traitement est essentiellement préventif :  Etirements du mollet, Boire beaucoup, Bon chaussage.

Syndrome de loges à l’effort

Syndrome des loges

Il s’agit d’une hyperpression survenant dans des espaces limités qui peut entrainer une soufrance nerveuse, une fatigabilité musculaire

La douleur survient pour un effort particulier et se manifeste comme une claudication du membre.

Le traitement losqu’il est diagnotiqué peut etre chirurgical en consiste en une aponévrotomie (ouverture de l’aponévrose) de la loge concernée.

Pathologie tendineuse  :

Tendinopathie du tendon rotulien

Il s’agit d’une pathologie fréquente chez le jeune sportif. Les facteurs de risque sont : le surpoids, les sports tendinite rotulienneà impulsion, une inégalité de longueur des membres inférieurs mais surtout une rétraction du muscle quadriceps et des ischio-jambiers. De nombreuses classifications existent : Classification de BLAZINA, Classification de LEADBETTER.

Le traitement est avant tout préventif : Assurer un bon chaussage, corriger les facteurs favorisants (déshydratation, erreur diététique, technique du geste sportif), des assouplissements tendineux ainsi qu’un renforcement musculaire.

Le traitement médical repose sur  le repos sportif, la gestion de la douleur (antalgique et anti-inflammatoire), une rééducation excentrique (muscle droit antérieur et ischio-jambier), parfois de la mésothérapie, des infiltrations (corticoïdes ou PRP)

Le traitement chirurgical ne survient que lorsque le traitement médical est en échec. Il s’agit d’une chirurgie à la carte : maladie d’insertion (résection pointe de la pointe, plastie de renforcement), maladie du tendon (peignage du tendon)

Tendinopathie du tendon quadricipital

Cette tendinite se rencontre dans les sports qui font appel à des efforts en charge, des impulsions brusques ou des blocages en flexion violente : Haltérophilie, escrime, volley, course à pied … Elle est particulièrement fréquente dans les sports nécessitant de fréquentes accélérations, décélérations ou sauts (comme le basket-ball ou le tennis).

La douleur de la tendinite quadricipitale est ressentie dans la zone juste au-dessus de la rotule.

Tendinopathie autour du genou

Article intéressant concernant les tendinites des ischio-jambiers (physiologie et traitements)

 

Pathologie régionale du genou :

Lésion du ligament croisé antérieur du genou

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Lésion du ligament croisé postérieur du genou

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Lésions méniscales du genou

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Syndrome de l’essuie glace

Le syndrome de la bandelette ilio-tibiale, communément surnommé essuie-glace, est une affection banale du runner (coureur à pied). Il s’agit d’une tendinite du muscle fascia-lata. Sur la face externe de la cuisse, le muscle tenseur du fascia lata se termine par un tendon plat en forme de bandelette. Lors de la marche il se déplace d’avant en arrière à la manière d’un essuie-glace en passant au-dessus d’un relief osseux du fémur : le condyle externe. Dans certaines conditions le fascia lata « accroche » au passage du condyle fémoral. Ce conflit répété est à l’origine d’une irritation douloureuse.

La douleur est souvent d’apparition progressive, à partir d’un certain kilométrage (donc pas nécessairement à froid) du compartiment externe du genou. La douleur se manifeste à la manière d’un arc douloureux au cours de la foulée. S’il n’est pas pris en compte et soigné, le syndrome de l’essuie-glace apparaît de plus en plus précocement durant l’effort et finit par imposer l’arrêt total de la pratique du running.

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